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S'arrêter, un peu. Repartir, toujours...
Revenu un beau jour complètement transformé des dunes du Sahara, François-Xavier Prévot décide de tout quitter et de changer de vie à 41 ans pour arpenter le monde, transmettre et témoigner.
Devenu marcheur-photographe et accompagnateur par la Force des Choses, journaliste et conférencier engagé, poète et comédien, il parcourt depuis des milliers de kilomètres pour célébrer la Lumière, la Beauté des grands espaces et de ses peuples et nous faire partager sa passion de l'Aventure et du Dépassement de Soi, et sa vision de notre vie de tous les jours à travers l'image d'un Chemin.
"Vivre et marcher, c'est la même chose", aime-t-il à rappeler, d'un sourire entendu. Avant d'ajouter :
"Celui qui montre le Chemin doit d'abord le prendre. Et, qu'on le veuille ou non, nous ne pouvons qu'avancer : ça tombe bien, il n'y a pas de limite..."
Des dunes du Sahara aux sommets de l'Himalaya, des rizières du Népal aux rives du fleuve Niger, des temples shintoïstes du Japon aux montagnes de Roumanie, il continue, inlassablement, d'explorer de Nouveaux Chemins et d'Ouvrir la Route...
"Ecrire la Lumière..."
Donner, cet apprentissage si impérieux et si escarpé, c'est faire de la place pour recevoir d'avantage....
Recevoir, c'est s'ouvrir.
Se détendre, redevenir attentif: l'attention sans la tension.
S'ouvrir d'avantage et recevoir toujours plus.
S'amuser à démasquer nos limites, même les plus amies.
Divorcer de nos peurs, ces mauvaises compagnes de Route.
Et accueillir ardemment le Nouveau, cet Ange Gardien.
Partir en Quête d'Inconnu, d'apparemment Impossible...
S'ouvrir.
Tout lâcher et tout recevoir.
De la Terre et du Ciel, on emmène avec soi ce que l'on donne, on laisse ici ce que l'on retient.
Tout laisser.
N'emporter que le Feu.
Ne se charger que d'Amour.
L'Amour est Feu qui brûle et qui réchauffe : à trop vouloir nous l'approprier sans le partager, il nous consume de l'intérieur.
Je peux allumer toutes les bougies du Monde sans éteindre la mienne.
Illuminer, donc : l'Amour est Lumière.
Ne plus attendre d'être vaincus par la Lumière pour changer...
Tendrement, offrir le plus beau des adieux à nos Ténèbres Intérieures et pivoter.
Pivoter doucement autour ne notre Axe de Lumière et, réunifié, éclabousser de soleil les nuits de nos doutes inutiles et les hivers de nos explications superflues.
Se tourner vers le Soleil.
Tiens, pourquoi pas : devenir Photographe.
Oui, oui, c'est ça : quand je serais grand, je serai "photographe"...
Et j'expliquerai, indulgent, aux grandes personnes : "photographe", ça veut dire : "écrire la Lumière..."
© François-Xavier Prévot 2007. |
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(...) " Et il marche.
Sans arrêt.
On dirait que le repos lui est interdit. (...)
Avec l'oreille un peu plus fine, nous pourrions (...) recevoir de ses nouvelles en écoutant le chant des particules de sable, soulevées par ses pieds nus.
Rien ne se remet de son passage et son passage n'en finit pas. (...)
Il va tête nue.
La mort, le vent, l'injure, il reçoit tout de face, sans jamais ralentir son pas.
A croire que ce qui le tourmente n'est rien en regard de ce qu'il espère.
A croire que la mort n'est guère plus qu'un vent de sable.
A croire que vivre est comme il marche - sans fin " (...)
Christian Bobin, "L'homme qui marche" (extraits).
Editions Le temps qu'il fait, 1995
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